Gaz à effet de serre : la promesse
libérale manque de crédibilité

environnement plan emissions industriellesSeuls des gouvernements sérieux donnent des résultats sérieux. Et ce n’est pas le scénario que nous avons en ce moment.

Se fixer des objectifs, c’est une chose. Les respecter c’en est une autre. Le premier ministre du Canada a annoncé aujourd’hui un ambitieux objectif de réduction, d’ici 2030, de 40 à 45% des gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 2005.

Malheureusement, l’expérience nous démontre que les objectifs libéraux n’ont jamais été respectés.

L’annonce d’aujourd’hui n’a guère de crédibilité et ressemble davantage à une campagne de charme auprès des partenaires du G7.

Un exemple : le Canada est le seul pays du G7 où les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté depuis 2010.

Un autre exemple : au cours de la période de 2006 à 2015, sous un gouvernement conservateur, le pays a enregistré une diminution de 730 à 723 mégatonnes. Rien pour se péter les bretelles, mais une diminution quand même.

Un troisième exemple :  de 2015 à 2019, sous l’actuel gouvernement libéral, la situation s’est inversée et le pays a enregistré une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, ce gouvernement avait publié le tout premier plan national sur le climat en 2016.

Le Parti conservateur a dévoilé, la semaine dernière, son plan « Agir pour l’environnement » qui vise à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sans que le gouvernement impose une taxe aux travailleurs canadiens et chasse les emplois et les investissements du pays.

Contrairement à l’actuel gouvernement, l’atteinte de ces objectifs se fera en travaillant de concert avec les provinces.

Le plan conservateur prévoit aussi diverses mesures qui s’inscrivent dans le cadre d’une transition harmonieuse vers une économie plus verte.

Seuls des gouvernements sérieux donnent des résultats sérieux. Et ce n’est pas le scénario que nous avons maintenant.