Chalk River : l’accessibilité sociale
n’est pas encore au rendez-vous

Chalk River LaboratoriesSource

PONTIAC (Mercredi 31 mars 2021) – Le projet d’élimination des déchets nucléaires de Chalk River doit d’abord franchir l’étape de l’acceptabilité sociale avant d’être approuvé et mis de l’avant. Ce qui n’est pas encore le cas, estime le porte-parole du Parti conservateur en Outaouais et candidat dans Pontiac, Michel Gauthier.

Le problème, au départ, c’est la localisation du site proposé, un espace de 16 hectares sur une colline à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais, la principale source d’alimentation en eau potable de la région.

En plus d’être à proximité de la rivière, le site est entouré de ruisseaux, de marais et de marécage. Or, l’eau est l’ennemi numéro 1 des déchets radioactifs, selon David Boilley, un physicien nucléaire français.

Les Laboratoires nucléaires canadiens (LCN), l’entreprise responsable du projet, compte enfouir à cet endroit un million de mètres cubes de déchets radioactifs de faible et moyenne activité.

« On s’attendrait normalement à un site en zone éloignée, loin de toute agglomération urbaine, pour ce genre d’enfouissement. Dans les circonstances, le gouvernement fédéral, qui est toujours propriétaire des installations de Chalk River, a le devoir d’évaluer d’autres sites potentiels et d’expliquer ensuite pourquoi il voudrait toujours retenir celui de Chalk River pour l’enfouissement », de souligner M. Gauthier.

Le gouvernement a par ailleurs entrepris le processus de mise à jour de sa politique d’élimination des déchets radioactifs, ce serait également approprié d’attendre les conclusions de cet exercice, a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole conservateur, il n’est pas question dans ce dossier d’être pour ou contre le projet d’enfouissement. Il faudra ultimement que ce soit réalisé.

« L’enjeu ici c’est qu’il reste encore trop de questions en suspens quant au choix questionnable de l’emplacement », a-t-il conclut.

Pour plus d'informations sur ce projet, visionnez-ci-dessous un reportage de Radio-Canada.

REPORTAGE DE RADIO-CANADA